Les Rubriques à Dondine

Les Rubriques à Dondine

Les Discours de Dondine


Grandir à vitesse grand "V"

Dondinette grandi à une vitesse fulgurante.  Si, si je vous assure!  Hier encore, je l'ai vue naître et dans deux semaines, elle va commencer la garderie!  Évidemment, on ne peut modifier le cours du temps, mais c'est parfois très étrange et surtout déstabilisant comment il semble passer lentement et vite à la fois lorsqu'on devient parent.  Parce que lorsqu'on est en contact moins fréquent avec un enfant ( par exemple, un neveu ou une petite cousine), la phrase qui revient souvent est : "Mon doux comme il (ou elle) a grandi".  Pourtant, lorsque c'est le nôtre, on le voit grandir jour après jour ce qui fait qu'on a l'impression que le temps ralenti.  On ne se rend pas compte et un beau matin : PAF!  Il faut changer de taille de vêtement, de couches et/ou de banc d'auto.  Plus impressionnant encore : quand une nouvelle maman de notre entourage nous dépose son nouveau-né dans les bras et qu'on réalise que notre "bébé" n'est plus aussi petit...

 

Avec chaque journée qui passe, une petite victoire de plus dans les accomplissements de Dondinette s'écrit dans son journal de bébé.  Elle a maintenant deux petites dents qui ont fait leur apparition, elle m'appelle à grands coups de "MAMANNNN" déchirants quand quelque chose ne fait pas son affaire, elle mange avec ses petits doigts, fait quelques signes avec ses mains pour se faire comprendre et se tient même debout en grimpant partout (le sofa, les chaises, le sofa, sur maman, le sofa, après les barreaux de son lit et ai-je mentionné le sofa?).  Qui est ce petit singe acrobate et rieur et qu'a-t-elle fait de mon petit bébé?  

 

Heureusement, même si elle n'est déjà plus mon petit bébé, elle est éveillée et curieuse et chaque journée apporte son lot de joies et de découvertes et à travers elle, on redécouvre et on réapprend à apprécier le moment présent, car comme le dit si bien mon grand-père : "La minute qui vient de passer là, a repassera pu JAMAIS!"

 

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31/07/2015
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Histoire de m... partie 2

Il y a quelques temps, j'ai offert à ma tante de garder leur animal de compagnie pendant que sa famille allait faire du camping.  C'est une magnifique chienne affectueuse et calme... la plupart du temps.  Sauf pour la promenade.  Dans ces cas-là, elle se transforme en diable sur ressort la minute qu'elle voit sa laisse.  Elle saute partout et laissez-moi vous dire qu'un bouvier bernois qui saute, ça déplace pas juste de l'air.  Elle aime bien aussi se prendre pour un cheval de trait : elle tire.  Et pas qu'un peu.  Donc pour éviter les accidents avec Dondinette, j'attache la laisse autour de ma taille pour avoir mes deux mains libres.  J'évite ainsi de me faire disloquer une épaule et d'échapper la poussette, surtout qu'il y a beaucoup de pentes dans les rues avoisinantes et de gros fossés profonds. 

 

C'est ainsi équipées que nous partons, Dondinette, la chienne super enthousiaste et moi.  Après une bonne dizaine de minutes de combat entre 85 lbs de muscles canins qui veulent avancer et moi qui tire en sens inverse pour éviter de prendre une débarque, la chienne finit par se calmer et par marcher normalement.  J'ai déjà chaud et nous n'en sommes qu'au départ, mais qu'à celà ne tienne : on continue. 

 

La promenade devient agréable, Dondinette regarde partout en babillant de joie et notre compagne poilue renifle à droite et à gauche en trottant relativement synchronisée avec nous.  On est rendues à mi-chemin quand je reste prise sans pouvoir avancer : la laisse me retient prisonnière.  Je tire un petit coup pour faire signe à la chienne d'avancer quand je me rends compte en me retournant que mademoiselle est accroupie et occupée à redécorer la pelouse fraîchement tonte de deux odorantes crottes.  Eh merde!  Évidemment, dans la cohue du départ, j'ai oublié de me munir d'un sac pour ramasser les éventuels besoins.  Ne voulant pas me mettre en mauvais termes avec les gens du voisinage, je ramasse donc des feuilles d'arbre de bonne dimension pour déplacer les excréments dans le fossé.  Inutile de dire que je me suis lavée les mains à plusieurs reprises au retour!  Disons que c'est le genre de chose qu'on n'oublie qu'une fois...

 

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25/07/2015
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Fleurs magiques

Mon papa est un magicien.  Oui, un vrai de vrai. Le seul problème, c'est que parfois, sa partenaire (ma maman) nous dévoile ses petits trucs. 

 

Laissez-moi vous expliquer.  Lorsque j'ai acheté ma toute première maison, elle venait d'être bâtie.  Nous avions semé et le deuxième printemps mon aménagement paysager n'était qu'une pelouse qui ressemblait au cuir chevelu clairsemé d'un nouveau-né (sauf Dondinette qui est née avec une perruque en passant).  Aucune plate-bande, aucun arbre ne venait apporter un élément décoratif à ma propriété.  Cela ne me posait aucun problème particulier puisque j'avais mille autres choses à faire qui était prioritairement beaucoup plus haut dans ma liste que d'aller jardiner.  Qu'à cela ne tienne : mon père a décidé de me faire un  de ses tours de magie.

 

En revenant de travailler un soir, je stationne ma voiture dans l'entrée et j'aperçois deux magnifiques plates-bandes qui ont décidé d'apparaître comme par enchantement : elles n'y était pas quand j'ai quitté pour le bureau.  La devanture de la maison, dégarnie le matin même, s'harmonisaient parfaitement avec deux arrangements composés de jolies fleurs blanches et rouges.  Ravie de la surprise, car je n'étais pas au courant, j'appelai donc mon papa pour le remercier de son travail.  

 

Ma maman décroche le combiné.

- Bonjour?

- Bonjour maman! Papa est-il là? J'aimerais le remercier pour les jolies fleurs...

- Les fleurs? Quelles fleurs?

- Bien oui! Il est venu planter de jolies fleurs blanches et rouges devant la mais...

Tout d'un coup, ma mère me coupe la parole et hurle le nom de mon père dans le combiné.  Je sursaute, étonnée, puis entends ma mère se fâcher :

- TU ES ALLÉ PLANTER MES ANNUELLES CHEZ NOTRE FILLE? LES FLEURS QUE J'AI PASSÉ L'AVANT-MIDI D'HIER À PLACER À QUATRE PATTES ?


Ensuite, j'entends la voix penaude de mon père plus loin qui s'excuse, car il pensait que ça repousserait et pensait bien faire...

 

Le chat est sorti du sac... ou dans ce cas, le lapin est sorti du chapeau!

 

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11/07/2015
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La face cachée de la honte

D'ordinaire, mes articles sont plutôt joyeux  et humoristiques car j'ai la tendance à préférer parler des choses positives.  Je n'essaie pas de prétendre qu'il ne m'arrive jamais rien de négatif bien au contraire, mais j'essaie le plus souvent d'éviter ces situations et de ne pas en ressasser les émotions qu'elles engendrent sans relâche.  Mais parfois, il est bon d'utiliser un exutoire lorsque notre jauge est pleine et c'est ce que je vais tenter de faire.

 

Pendant une nuit éprouvante, j'ai connu LA honte.  Pas cette honte lorsque notre enfant dit quelque chose de gênant devant tout le monde qui nous ferait rentrer sous les lattes du plancher et qu'on arrive à en rire plus tard en y repensant.  Non.  La vraie honte.  Celle qui nous emplit de colère contre nous-même. 

 

J'ai la chance d'avoir un enfant qui dort bien et qui a fait ses nuits très tôt.  (Ne me lancez pas de roches, je n'y suis pour rien et non, je n'ai pas de truc magique à vous suggérer à ce propos.)  D'ordinaire, si je l'entends qui se réveille la nuit, lui redonner la suce règle le problème dans 99% des cas et bébé retombe dans les bras de Morphée en moins de temps qu'il n'en faut pour dire "Dodo".  Bon.  La Dondine que je suis ne se rendort pas toujours (en fait jamais) aussi rapidement que sa progéniture, mais ça, c'est une autre histoire. 

 

Cette nuit-là j'étais tombée dans le 1% qui ne se règle pas par la suce.  Dondinette ne faisait pas que chigner légèrement dans son sommeil en quête de la tétine perdue : elle hurlait à plein poumons.  Je me suis levée au quart de tour comme si une décharge électrique de cent mille volts venait de me traverser le corps.  Je ne sais pourquoi mon cerveau stupide a eu le fol espoir de se dire pendant quelques secondes : "On va lui redonner sa suce et hop on retourne se coucher."  Évidemment, ça n'a pas fonctionné DU TOUT.

 

J'ai donc commencé par essayer de la calmer directement dans son lit : massage du ventre, main qui passe dans les cheveux, etc.  Rien n'y fait.  J'ai pris ensuite ma petite furie et tenté de la consoler dans mes bras.  Encouragée à tort par l'arrêt de ses pleurs, je me suis promenée un peu dans sa chambre, lui fredonnant une comptine et la berçant gentiment.  L'accalmie fut de courte durée et les cris reprirent de plus belles et avec plus d'intensité (en tout cas, il m'a semblé).  Le réconfort ne fonctionnant pas, qu'à cela ne tienne : on essaie le changement de couche! 

 

Je l'ai amenée à la table à langer et, bien que j'aie eu droit à une légère pause l'espace d'un prout-bedaine, ça n'a pas suffit non plus.  À ce moment-là, ça faisait déjà une bonne demie-heure que l'alarme de feu... euh de bébé se faisait entendre.  Bon.  Le procédé de relaxation dans son lit ne fonctionnait pas. Le réconfort des bras de maman ne suffisait pas.  Une couche propre ne la satisfaisait pas non plus.  Je lui ai préparé du lait dans l'espoir que le biberon pourrait lui faire passer l'envie de me crever les tympans à coups de décibels.  Bien sûr, autre séances de cris intenses puisque j'ai dû la déposer pour procéder et qu'il faut patienter pour la préparation qui me semblait interminable.  (Comme j'aurais aimé pouvoir allaiter!)  Ô bonheur : le saint grâal... euh la bouteille pardon, est fin prête!

 

D'ordinaire, le bon lait, le fait d'être collé-collé sur maman et la chaleur de ma robe de chambre toute douce dans lequel j'enveloppe ma petite chérie pour lui donner son biberon est ma botte secrète pour l'aider à dormir quand tout le reste a échoué.  Mais Dondinette était bien trop occupée à beugler et à se tordre de tous les côtés pour même remarquer que j'avais sa bouteille à la main. 

 

Rendu à ce moment-là, les cris stridents commençaient à me gruger la patience un brin.  Beaucoup même.  Dans ma tête (parce qu'il est quand même trois heures et demie du matin), j'ai hurlé intérieurement avec autant d'intensité et aussi férocement que si je l'avais fait à haute voix : "AS-TU FINI DE CRIER?".  Je ne sais pas si j'espérais qu'elle entende mon message mental et s'arrête aussi sec, mais j'ai figé pendant une seconde.  Un instant!  Je suis en train de tempêter contre mon bébé! 

 

Je sais que ça semble stupide juste de l'écrire, mais pendant un court moment, l'idée que notre enfant pourrait faire exprès de nous tenir éveillé à grands cris traverse notre esprit lorsque l'on est épuisés et à bout.  Dondinette n'était pourtant pas en train de pleurer pour le plaisir!  Je l'ai réalisé après mon "pétage-de-coche-mental".  Ça semble SI évident et c'est pourtant tellement difficile lorsqu'on sent qu'on perd nos moyens, qu'on se fait croire qu'on a tout essayé, qu'on est impuissant face à la détresse d'une personne qu'on aime plus que tout au monde. 

 

J'ai pris le temps de l'examiner et j'ai compris.  Elle faisait de l'eczéma sur les jambes (pas évident à voir à la lumière tamisée), donc ça lui démangeait et lui faisait mal.  Il est devenu évident pourquoi rien de ce que j'avais tenté jusqu'à présent n'arrivait à la soulager. Heureusement, pour moi, le problème était visible et facilement gérable une fois qu'on sait ce qui ne va pas.  Je n'imagine même pas la détresse des parents dont le problème ne se voit pas à l'oeil nu puisqu'en étant dans l'impossibilité de trouver la cause, il devient encore plus difficile de trouver des solutions ou pire encore : que les solutions pour soulager leur enfant ne sont pas accessibles! 

 

C'est pourquoi ma puce continuait de me démontrer que ça n'allait pas de la seule manière dont elle sait s'exprimer.  Son message était : "Maman, j'ai mal, aide-moi!" et même si je faisais tout mon possible pour le décoder, je n'ai pas su lui apporter mon aide.  Pire, j'avais retourné ma rage d'être aussi impuissante envers elle.  C'est pourquoi je dis avoir compris ce qu'était la vraie honte.  Celle dont on ne rit pas plus tard.  Celle qui nous fait verser une larme quand on y repense tellement nous ne sommes pas fiers de nous-même. 

 

Je n'ai pas touché mon bébé avec des gestes autres que de la douceur.  Je n'ai même pas fait un son durant ma colère intérieure.  Mais juste le fait d'avoir pu ressentir de la fureur envers ce petit être qui est pourtant le centre de mon univers m'a fait énormément de peine.  J'ai finalement été chercher de quoi apaiser les douleurs de ma cocotte qui sanglotait dans mes bras et après avoir accepté de boire son biberon, elle s'est endormie dans mes bras, ses petits doigts enroulés autour de mon pouce, toute paisible et enfin soulagée.  Je lui ai embrassé le front en lui murmurant : "Je m'excuse Dondinette. Je t'aime." et j'espère grandement qu'elle me pardonnera d'être humaine.


07/06/2015
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Détournement d'attention

Parfois, il faut faire preuve de créativité et de ruse pour parvenir à ses fins en tant que parent.

Aujourd'hui, j'ai trouvé une nouvelle tactique!

 

Le truc concerne l'attention irrésistible d'un poupon envers sa couche lorsque celle-ci est sur le point d'excéder la limite de poids permise à cause d'un débordement imminent et surtout malodorant.  Après un certain temps, les jouets mis à sa portée pour détourner la-dite attention (soit un mobile, un petit toutou, la boite de lingettes humides ou tout ce qui traîne autour finalement) ne suffit plus et il faut sans cesse innover afin d'éviter les catastrophes. 

 

Le dédain des objets qui entourent le bébé arrive généralement en même temps qu'un numéro deux à ras bord.  N'ayant rien de plus intéressant autour, ma pinotte tends les mains vers sa couche pleine et mon esprit fut frappé d'un éclair de génie.  Puisque mes deux mains étaient très occupées, je penche donc la tête vers elle et une mèche de mes cheveux lui chatouilla le nez.  Elle rigole et ne bouge plus.  Je lui re-chatouille le visage pendant que mes mains s'affèrent au nettoyage et elle n'y voit que du feu!  Mieux encore : ses deux mains, trop occupées qu'elles sont à tirer vigoureusement sur ma couette, se sont éloignées de la catastrophe. 

J'en ai encore mal au cuir chevelu, mais mission accomplie!

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30/05/2015
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